vendredi 1 juin 2018

Les Lumières de Haven - Pauline Bock


Alors qu’ils préparent le bac, cinq adolescents sont projetés dans l’univers merveilleux de Haven, un monde parallèle volontairement bloqué au XVIIIe siècle. Old Jack, l’Intendant, règne en despote éclairé sur ce havre de paix…
Mais un personnage mystérieux menace de révéler un secret millénaire qui pourrait faire exploser ce fragile équilibre et transformer ce paradis en un enfer de guerre, de feu, de sang…
Que peuvent faire les cinq Arrivants pour éviter ce cataclysme ? Quelles créatures terribles devront-ils affronter ? Quel mystère entoure la disparition des premiers habitants légendaires de Haven ?
Amour, complots, suspense, guerre se mêlent dans une aventure romanesque parfaitement maitrisée.

Je dois bien avouer que j'étais plutôt confiante en entamant ce roman, d'une part parce que la couverture est magnifique (oui, je sais ça ne veut rien dire, mais bon, quand le livre met de bonne humeur dès la couverture, c'est quand même déjà bien) et ensuite parce que c'est édité chez Scrinéo, chez qui j'ai lu de très bonnes choses (et aussi de moins bonnes, mais c'est le jeu.) Je m'étais un peu méfiée en apprenant que l'autrice avait imaginé ce roman au lycée (en dehors de quelques rares exception, c'est loin d'être un gage de qualité, selon moi) mais j'ai tâché de passer outre ces vilains préjugés pour profiter de ma lecture. Malheureusement, le roman de Pauline Bock ne m'a pas entièrement convaincue, et c'est d'autant plus frustrant que le potentiel est là, et qu'avec un récit et une écriture un peu plus matures, j'aurais vraiment adoré me plonger dans l'univers de Haven.

vendredi 2 mars 2018

Captive Prince, book 3 : Kings Rising - C.S. Pacat


Deux princes, une seule guerre.

La vérité a été révélée, et Damen, l’esclave du prince Laurent, doit faire place à Damianos, prince héritier d’Akielos, l’homme que Laurent a juré de tuer.
L’avenir de deux royaumes est en jeu. Cernés par l’armée de Kastor au sud et les forces du régent au nord, Damen et Laurent n’ont d’autre choix que s’allier pour reconquérir leurs trônes respectifs. Mais même si la fragile confiance qu’ils partagent résiste à la révélation de la véritable identité de Damen, celle-ci suffira-t-elle pour venir à bout de la dernière et plus impitoyable manigance du régent ?

La conclusion de cette saga tient toutes les promesses de ses premiers tomes. Ma chronique sera proablement plus courte que les autres car il est difficile d'en parler sans spoiler absolument tout. Alors que la confrontation décisive avec le Régent se précise, Damianos voit sa véritable identité révélée au grand jour, et tout ce que l'on avait vu se construire tout doucement depuis le premier tome est soudain remis en question.

mercredi 28 février 2018

Captive Prince, book 2 : Prince's Gambit - C.S. Pacat


Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal…

Pendant une bonne partie de ce deuxième tome, on est sur un équilibre dans la relation entre Damen et Laurent. Les événements du tome précédent les ont amenés sinon à une franche camaraderie, au moins à un certain respect mutuel, toujours teinté de méfiance, mais qui laisse au moins à Damen une plus grande liberté de parole et de mouvement et qui met un peu mieux en valeur les qualités de meneur de Laurent. Au début du roman, au moins, cet équilibre s'installe tout doucement ce qui fait qu'on a l'impression que le tome démarre très lentement et stagne pendant un moment, comme une grande inspiration avant le plongeon.

mardi 27 février 2018

Captive Prince, book 1 - C.S. Pacat



Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s'allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l'homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr...

Comme souvent, avec les livres étiquetés "romance", je dois bien avouer que je ne partais pas totalement confiante. Je me méfiais un peu du postulat de départ : avec tout le foin autour de 50 Shades, j'avais un peu peur que le roman ne dépeigne les relations abusives et le sexe non consenti comme ingrédients d'une véritable "romance", mais heureusement, Captive Prince ne tombe pas dans le piège (pas pour l'instant, en tout cas.) J'ai trouvé au contraire que l'autrice insistait très bien sur la "trahison" du corps, qui peut avoir une réaction purement physiologique à un stimulus extérieur, sans aucune notion de désir ou de plaisir. La violence est assez crue en plusieurs endroits, mais elle n'est pas "romancée", même lorsqu'elle est subie par le personnage principal, et comme c'est ce que je craignais, j'ai été rassurée (enfin, si on peut dire...)

samedi 24 février 2018

La Zone du Dehors - Alain Damasio


2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au coeur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur espace, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution. En perdant beaucoup. En gagnant tout.

Voilà un roman un peu difficile à définir, dans la mesure où, à mon avis, on a moins affaire à un roman qu'à un mélange entre fiction et essai philosophico-politique. C'est un livre qui fait réfléchir, même s'il n'est pas ultra subtil dans sa démarche, et tâche de faire passer ses idées à grand coups de maillet. A sa façon de se lancer dans de grands monologues aux airs de dissertation philosophique, Captp, le personnage principal, fait plus figure de double littéraire de l'auteur que véritablement de héros. Sa voix manque parfois de naturel, elle est trop bien construite, trop bien léchée pour avoir la spontanéité du dialogue, on y voit plus un discours, voire un cours (au point que, à un certain point, l'auteur ne le déguise même plus et livre les pensées de son personnage autour du Clastre sous la forme d'un cours dispensé à ses élèves). C'est moins vrai dans la deuxième partie du livre, plus concrètement centrée sur l'action, mais le début peut sembler un peu aride et décourageant.

dimanche 18 février 2018

The Host - Stephenie Meyer

Melanie Stryder refuse de disparaître. Le monde a été envahi par un ennemi invisible, qui s'empare de l'esprit des humains tout en laissant leurs corps intacts. Mais Wanderer, l'âme qui occupe à présent le corps de Melanie, se heurte à la volonté de sa propriétaire, qui refuse de lui abandonner son esprit. Melanie inonde les pensées de Wanderer d'images de Jared, un humain qui a échappé à l'invasion, et Wanderer se met peu à peu à nourrir des sentiments à son égard. Très vite, Melanie et Wanderer sont forcées de s'allier pour retrouver la trace de l'homme qu'elles aiment...

Je n'imaginais pas lire à nouveau du Stephenie Meyer après la déception engendrée par Twilight. Heureusement, The Host traînait dans ma PAL depuis déjà un petit bout de temps et, encouragée par l'adaptation que j'avais vue lors de sa sortie au cinéma, je me suis lancée dans le roman, avec un mélange d'appréhension et de curiosité. Une appréhension qui a bien vite disparu, car dès les premières pages, j'ai été happée dans l'univers de The Host, auprès de Wanderer et Mel.

dimanche 4 février 2018

Le Livre des Choses Perdues - John Connolly

David a 12 ans et plus de maman. Son père s'est remarié et il a maintenant un demi-frère. C'est pour oublier tout cela qu'il se réfugie dans la lecture.
Une nuit, David entend sa mère l'appeler et découvre un passage caché derrière les buissons, au fond du jardin. Il se retrouve alors propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange peuplé de trolls, de Sires-Loups et de créatures effrayantes...
Grâce à l'aide du Garde Forestier et d'un chevalier, David, après bien des épreuves - énigmes à résoudre, pièges à déjouer, combats à livrer -, rencontrera un vieux roi qui conserve ses secrets dans un livre mystérieux, Le Livre des choses perdues, clé qui lui permettrait de regagner le monde réel.
Mais l'Homme Biscornu, être maléfique qui épie David depuis son arrivée, ne l'entend pas de cette oreille. Il a pour le jeune garçon bien d'autres projets...

Voilà un livre qui traînait depuis des lustres dans ma PAL et qui, il faut l'avouer, ne me tentait pas forcément plus que ça. Je l'avais trouvé d'occasion, j'avais craqué pour sa jolie couverture, mais pour moi, le nom de John Connolly était plutôt associé aux thrillers, soit un genre littéraire qui ne me parle pas du tout. Heureusement, je me suis forcée à le mettre dans ma liste de l'ABC Imaginaire, et j'ai bien fait car c'est un roman passionnant, plein de rebondissements, qu'il est difficile de lâcher avant la dernière page.

vendredi 2 février 2018

Notes de Lecture #12

Ubik - Philip K. Dick
Première lecture de Philip K. Dick pour moi, et j'ai beaucoup apprécié l'expérience, même si je ne suis pas sûre d'avoir tout suivi à cette histoire. Mais je pense que c'est voulu. C'est un roman qui mérite définitivement une, voire plusieurs relectures pour y déceler tous les niveaux de sens dissimulés dans l'univers parfois cryptique ou très métaphorique de Philip K. Dick. Mais même quand on en reste au premier niveau, celui de l'intrigue pure et simple, cela fonctionne à merveille. Le roman est une espèce de mystère doublé d'une course contre la montre qui tient le lecteur en haleine à chaque page. Son anti-héros, Joe Chip, devient de plus en plus attachant au fil des pages (et son côté loser n'y est pas pour rien) et tout au long de l'intrigue, on apprend à ne pas se fier aux apparences et à remettre en question tout ce que le personnage principal sait ou croit savoir. Bref, Ubik est vraiment sympa (et sans danger s'il est utilisé conformément au mode d'emploi.)


0.4 - Mike Lancaster
C'était une lecture rapide, mais une chouette découverte malgré tout. Le récit en lui-même est assez linéaire, mais sa forme rend le roman terriblement addictif. il se présente comme une retranscription sous forme écrite de cassettes audio et l'objet livre lui-même fait partie intégrante de l'histoire, puisqu'il se présente comme un ouvrage futuriste, publié sous la forme archaïque que nous tenons entre les mains pour des raisons que l'on ignore jusqu'à la fin. La pseudo-retranscription permet à l'auteur de laisser des blancs, créer des ellipses qui génèrent un suspense (parfaitement artificiel, certes, mais diablement efficace, même si je regrette que l'auteur n'ait pas plus exploité cette opportunité de laisser des points obscurs dans le récit) et les diverses notes de l'éditeur (souvent hilarantes de cynisme) qui parsèment le roman et qui apparaissent un peu comme des reconstitutions archéologiques de la vie des humains au début du XXIe siècle, apportent un double niveau de lecture : non seulement celui de l'intrigue elle-même (assez linéaire, donc) mais aussi celui du contexte de publication fictif qui nous invite dès le début à nous interroger sur la fin du récit. C'est assez court, et ça ne va pas forcément au bout des possibilités offertes par ce postulat de départ, mais cela tient efficacement le lecteur en haleine, et la fin douce-amère m'a assez plu.


Arcadia - Fabrice Colin
Ce roman est un véritable ovni, et une semaine après l'avoir terminé, je ne sais toujours pas encore bien ce qui m'est arrivé... du coup, je ne sais pas vraiment si j'ai aimé, même si mon impression première n'était pas des meilleures. L'écriture de Fabrice Colin est très belle, très poétique et son univers est onirique et intrigant, mais l'intrigue part un peu dans tous les sens, l'ensemble est très fouillis, avec des tas de références culturelles à la peinture ou à la poésie balancées un peu en vrac, presque gratuitement... il m'a donné l'impression d'un livre assez bavard, qui s'écoute parler, mais qui n'a pas vraiment de but (d'un autre côté, on sait plus ou moins à quoi s'attendre dès la préface.) Cela dit, paradoxalement, la deuxième partie est encore plus improbable que la première , mais à partir du moment où j'ai renoncé à chercher une logique au roman, où j'ai juste apprécié l'écriture de Fabrice Colin (que, pour le coup, j'ai vraiment trouvée splendide) et où je me suis laissée emporter dans son univers onirique sans queue ni tête, je l'ai beaucoup plus apprécié . Je reste quand même un chouïa mitigée, parce que, quitte à avoir un roman super bien écrit et un univers riche et fascinant, j'aurais aimé que ça serve de cadre à une véritable intrigue, mais on est quand même loin de la déception que j'attendais. Je ne suis pas certaine que je le relirai entièrement (quoique...) mais je pense que j'aurai envie de le rouvrir et de butiner une page ou deux au hasard de temps à autres ^^.

lundi 29 janvier 2018

Tag Do You Speak Manga

J'ai réalisé (un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais) que les mangas étaient cruellement absents de mon bilan de 2017, alors qu'ils ont quand même représenté une bonne partie de mon année de lecture (j'ai fait un rapide retour sur le challenge Do You Speak Manga, mais ça ne leur rend pas justice.) Qu'à cela ne tienne, Nekotenshi nous a concocté un petit tag sur le sujet, donc j'ai pensé que c'était la bonne occasion de parler de ces grands oubliés ici. C'est parti !

lundi 15 janvier 2018

The Lone City, Book 1 : The Jewel - Amy Ewing

Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d'être formée dans l'optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l'opulence et le luxe, c'est la descendance...
Achetée par la Duchesse du Lac lors de l'Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie par une gifle. Désormais connue sous l'appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l'étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté.

C'est suite à l'avis de Vashta que j'ai eu envie de lire ce livre qui ne me tentait pas des masses, à l'origine. J'imaginais qu'il s'agissait d'une énième romance young adult dans un univers pseudo-dystopique, et que je n'allais pas y trouver mon compte, d'autant plus que la couverture me rappelait beaucoup celle de La Sélection (et puis finalement, j'ai lu la Sélection quand même et j'ai bien aimé, preuve qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture). Ca tombe bien puisque, d'après la quatrième de couverture, le roman se présente comme un mélange entre the Handmaid's Tale et La Sélection. Pour avoir lu les deux très récemment, je trouve que, pour une fois, ces deux comparaisons sont bien trouvées : l'histoire des mères-porteuses et tout ce que ce concept a d'aliénant rappelle fortement la dystopie de Margaret Atwood, en un chouïa moins sombre et oppressant, et la vie dans le Joyau, les jeux de pouvoirs qui y prennent place au milieu des bals et de l'opulence fait effectivement penser à la Sélection en plus sombre et un chouïa plus complexe.